Le 28 janvier 2017, l’Église adventiste de Lausanne avait organisé une Journée de la liberté religieuse et m’avait invité à présenter à cette occasion des réflexions sur ce thème, en partant du 500e anniversaire de la Réforme. Une version revue de cette présentation est publiée ci-dessous. Après le bref rappel historique qui m’avait été fixé comme point de départ, j’esquisse quelques observations autour de questions épineuses qui peuvent surgir en matière de liberté religieuse face à un pluralisme religieux et culturel ainsi qu’à la multiplication de « droits » entrant parfois en concurrence.



À première vue, pas grand monde n’imaginerait que des théoriciens ou militants naviguant dans les cercles des droites radicales européennes se retrouvent fascinés par des mouvements politiques du tiers-monde ou attirés par l’islam. Mais, bien sûr, ces milieux ne sont pas hermétiques aux thèmes et modes de leur époque ni imperméables à des combinaisons idéologiques inattendues — sans parler des considérations stratégiques. Publié l’an dernier, un livre apporte un éclairage à la fois documenté et critique, puisque son auteur n’avait pas été insensible à ces approches et dit aujourd’hui son désaccord fondamental avec celles-ci.