Les médias imprimés traditionnels connaissent des difficultés. Leurs recettes publicitaires baissent, tandis qu’ils font face à la concurrence de journaux gratuits et à la multiplication de sources d’information plus ou moins fiables en ligne, pour ne citer que ces facteurs. Ils s’efforcent de répondre à ces défis, mais le phénomène le plus surprenant est celui de journalistes qui parient sur l’avenir et lancent de nouveaux titres — pas seulement en ligne, mais aussi des magazines imprimés. Je m’abonne à certains d’entre eux. J’ai pourtant bien assez de revues et livres à lire déjà, mais ces initiatives retiennent mon attention. Je ne me réabonne cependant pas toujours. Et j’ai vu disparaître après quelques numéros des titres éphémères auxquels j’avais souscrit. Une réflexion sur quelques expériences du consommateur d’informations que je suis, qui reçoit plus de revues qu’il n’en peut lire : pourquoi m’abonnerai-je durablement à un nouveau périodique ?

Petit mouvement peu connu, l’Ordre du Temple Solaire a soudain attiré l’attention des médias et du grand public à la suite des événements dramatiques d’octobre 1994, avec la mort de 53 personnes, puis de nouveaux « transits » en 1995 et 1997. Plus de vingt ans après, cette affaire continue de paraître nimbée de mystère, malgré les enquêtes de police au Québec, en Suisse et en France. Les événements ont revêtu un caractère si peu commun qu’il reste plus d’une interrogation. Comme je le rappelais dans un 

